Les bandes de jeunes, sur Blousonsnoirs.info Exposition
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Exposition créée par la Centre d'exposition historique en mai 2006

"Blousons noirs.
Mythes et réalités, 1959-1962"

produite par
Centre d’exposition historique (PJJ 91)

lieu
CAE Ferme de Champagne
rue des Palombes, 91605 Savigny-sur-Orge

inaugurée le
mardi 16 mai 2006, à 18h00

1) Les mots pour le dire…
2) La bande : rituels, organisations, territoires
3) Écritures et lectures du phénomène "Blousons noirs"
4) Musique, images, gazoline : la culture jeune
5) Les bandes de jeunes : des Apaches à la Racaille

Blousons noirs : 4) Musique, images, gazoline : la culture jeune

Le phénomène “Blousons noirs” apparaît parallèlement à la naissance d’une “culture jeune” qui nous vient en partie des pays anglo-saxons.
C’est d’abord le cinéma. L’équipée sauvage avec Marlon Brando mêle blouson noir, moto, jeunesse et violence. James Dean dans la Fureur de vivre incarne une jeunesse sensible et rebelle…
En 1958 et 1959, la “nouvelle vague” déferle sur le cinéma français avec entre autres deux films cultes : les Tricheurs de Marcel Carné et les 400 coups de Truffaut…

La musique participe fortement à cette construction identitaire de la jeunesse. Avec Rock-and-roll the clock de Bill Haley apparaît une nouvelle musique, « fusion entre l’angoisse adolescente et la musique des Noirs des États-Unis »… Ce premier rock sera au générique du film de Richard Brooks Graine de violence, mélodrame urbain qui conte les démêlés d’un professeur avec une bande de délinquants juvéniles. En France, les saphirs des “Teppaz” et juke-box vibrent sur les microsillons des vinyles au rythme des groupes de rock : les Chats sauvages, les Pirates, les Champions, les Pénitents, les Chaussettes noires, les Vautours de Créteil… et des nouvelles idoles : Elvis Presley, Vince Taylor, Dany Logan, Johnny Halliday, Dick Rivers, Eddy Mitchell…
Diffusée par les transistors (leur nombre passe de 260.000 en 1958 à 2.215.000 en 1961), cette musique électrifiée attire des masses importantes de jeunes vers les concerts.
On s’y rend sur sa “mobylette bleue” ou en voiture avec les copains et cela dégénère parfois… comme en novembre 1961, au Palais des sports de Paris. Quand Vince Taylor est apparu, ce fut le délire. Un reporter d’Europe-1 commente l’événement : « Avec les Chats sauvages, l’hystérie collective reprend ; les agents viennent de charger sur les côtés. C’est la débandade la plus complète… Une lance à incendie est braquée par un jeune Blouson noir qui arrose les caméras et la foule… »

Ce phénomène culturel, voire générationnel, dérange : on peut lire au mois d’août 1959 dans le Figaro : « … La lecture de “comics”… le goût du cinéma, de la télévision qui engendre la passivité, tout pousse le jeune vers le climat de la bande… » et entendre au micro d’Europe-1, lors d’un interview de Johnny Halliday par Pierre Bouteiller en 1961 : « – Que pensez vous de votre public, lorsque lui aussi se roule par terre, quand il se bat dans la salle… Cela ne vous inquiète pas de savoir que la plupart des Blousons noirs arrêtés pour vol ou agression à main armée se recrutent dans votre public ? » et la réponse du chanteur : « – Vous savez, j’ai un public d’ouvriers, un public populaire. La plupart porte des blousons, et ce ne sont pas des voyous pour autant… »

1959, naissance du phénomène “Blousons noirs” et d’Astérix le Gaulois… C’est un peu “comix” ! Non ?

            

"Les blousons noirs
mythes et réalités, 1959-1962"

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"Les bandes de jeunes,
des Blousons noirs à nos jours"

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