Les bandes de jeunes, sur Blousonsnoirs.info Exposition
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Exposition créée par la Centre d'exposition historique en mai 2006

"Blousons noirs.
Mythes et réalités, 1959-1962"

produite par
Centre d’exposition historique (PJJ 91)

lieu
CAE Ferme de Champagne
rue des Palombes, 91605 Savigny-sur-Orge

inaugurée le
mardi 16 mai 2006, à 18h00

1) Les mots pour le dire…
2) La bande : rituels, organisations, territoires
3) Écritures et lectures du phénomène "Blousons noirs"
4) Musique, images, gazoline : la culture jeune
5) Les bandes de jeunes : des Apaches à la Racaille

Blousons noirs : 2) La bande : rituels, organisations, territoires

“Gang des Tricheurs”… “gang des Blousons noirs”… “bande de Blousons noirs”, un changement d’appellation qui se réalise progressivement en France, à partir de 1959, pour désigner un groupe de “Blousons noirs”.
À la rubrique sociologie, un grand dictionnaire encyclopédique définit ainsi le mot “bande” : « Un groupe de jeunes se fréquentant régulièrement et entretenant des liens étroits sous la conduite d’un leader et versant parfois dans la délinquance. »

La bande est organisée selon l’archétype classique calqué sur la structure du gang : c’est un chef, ses lieutenants et l’égérie qui est respectée et souvent conseillère secrète du leader.
Ce dernier peut être une femme : c’était le cas pour “la bande à Berthe”…
Paris-Match titrait en parlant de ces jeunes filles : « Elles sont souvent chefs de bande. Débraillées, sales, hirsutes… la “fan” 1961 ne rêve pas, elle casse. »
La place des femmes dans la bande c’est aussi la fille « dite facile » qu’on brusque « un peu » pour obtenir ses faveurs. On reprochera en effet de nombreux viols collectifs aux Blousons noirs.

Des rituels existent dans ce microcosme. Ils nous renvoient aux rites de passage de l’adolescence, telles les épreuves du courage où l’on risque sa vie, de la Fureur de vivre de Nicholas Ray et des Jeunes voyous d’Auguste Le Breton… Ou, plus prosaïquement, façon Paris-Match 1959 : « Pour entrer dans la bande, pour échanger la blouse et les galoches de l’écolier contre l’uniforme (de Blouson noir), il faut faire ses preuves :

« – Tiens petit. Va renverser les tomates de l’épicier… Maintenant, monte sur la passerelle et crache sur les passants, sans te sauver… Voilà une trique. Ce soir tu nous accompagnes chez les “Saint -Lambert” ».
C’est donc à coups de triques et de chaînes de vélo qu’on va défendre son territoire et s’affronter entre bandes. Pour se déplacer à ces “bastons” c’est la “tire” ou la “mob” qu’on emprunte… c’est parfois l’accident… On va aussi au bal, à la fête foraine, au cinéma, aux concerts de rock où l’on renverse les sièges et on casse… On attribue en effet aux Blousons noirs des actes de vandalisme en grand nombre.

Pour se distinguer, il y a les surnoms, les noms de guerre : “Point-bleu”, “Moustache”, “le Casseur”, “Face-plate”, “Anquetil”, “la Poupée”… Et des signes de reconnaissance : la tête de mort, le trèfle à quatre feuilles et autres insignes…

De 1959 à 1962, ces bandes de “Blousons noirs” ont été diabolisées par une grande partie des médias.
Elles n’étaient en fait qu’une microsociété, refuge pour une partie de la jeunesse en mal de vivre, à la recherche de sensations et de reconnaissance.

              

"Les blousons noirs
mythes et réalités, 1959-1962"

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"Les bandes de jeunes,
des Blousons noirs à nos jours"

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